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FRANCE
Débat sur l'insécurité: l'UMP et le PS face aux questions des journalistes
L. Berdelou (st)
Mis en ligne le 09/08/2010
Liliane Bettencourt peut dormir sur ses deux oreilles, le "feuilleton de l'été" a perdu de l'audience concurrencé par la question de l'insécurité. Le Figaro y voit un sujet plein de rebondissements et enchaine les interviews.
Après Eric Besson, le ministre de l'immigration, c'est au tour de deux conseillers régionaux, Benoit Hamon et Frédéric Lefebvre, de répondre aux questions du quotidien. L'un est porte-parole du PS, l'autre de l'UMP.
Autour du thème central qu'est le débat sur l'insécurité, les questionnements sont variés: présidentielle 2012, discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble, et sujets propres au parti de l'intervenant.
A la question "La relance du débat sur l'insécurité marque-t-elle le début de la campagne présidentielle de 2012 ?", il est intéressant de faire le point sur la position de chacun. Pour Frédéric Lefebvre(UMP) la réponse est non, "ce ne sont pas les politiques qui ont relancé ce débat, c'est la réalité qui impose d'agir." Autre son de cloche du coté du PS qui voit en ce débat le signe de l'échec de la droite. Le conseiller régional ne mâche pas ses mots pour décrire tout le bien qu'il pense de l'évolution de la situation depuis que Nicolas Sarkozy a les "pleins pouvoirs" sur la sécurité.
Tout au long des interviews, on ne discerne aucune entente possible entre les deux partis qui se posent comme radicalement opposés en matière de lutte contre la délinquance. Quand l'un préfère trouver de nouvelles lois, l'autre prône des autorités plus fortes et plus nombreuses.
Chacun se renvoie la balle sur les questions qui fâchent. Preuve la plus marquante sur une question concernant l'affaire Bettencourt posée au conseiller UMP: "C'est la gauche qui se sert de cette affaire pour faire diversion, parce qu'elle n'a pas le courage de prendre position sur la délinquance, comme sur les retraites."
Peut-être qu'un débat en face à face aurait été plus constructif et plus fort en rebondissements quant on sait avec quelle ferveur Frédéric Lefebvre défend les idéaux de son parti quand il se sent attaqué. Moins de deux ans avant les prochaines élections présidentielles, les politiques français n'ont pas fini de s'insulter.
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