L'UE déplore l'intransigeance d'Israël sur les colonies
La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton "regrette" le refus d'Israël d'accepter un gel de la colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" et va "à l'encontre" des efforts de paix dans la région, a indiqué sa porte-parole, Maja Kocijancic.
- Publié le 08-12-2010 à 12h26
- Mis à jour le 09-12-2010 à 00h00

La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton "regrette" le refus d'Israël d'accepter un gel de la colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" et va "à l'encontre" des efforts de paix dans la région, a indiqué sa porte-parole, Maja Kocijancic. "Nous constatons avec regret que les Israéliens n'ont pas été en mesure d'accepter une prolongation du moratoire comme le demandaient l'Union européenne, les Etats-Unis et le Quartette" sur le Proche-Orient, a souligné la porte-parole, dans une déclaration envoyée à l'AFP. "Notre position sur la colonisation est claire: elle est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à la paix", a-t-elle ajouté. "Il est urgent de réaliser des progrès en vue de parvenir à une solution à deux Etats pour le conflit israélo-palestinien. Les négociations sur toutes les questions liées au statut final restent la première des priorité", a souligné la porte-parole.
Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'ils avaient abandonné l'idée d'obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie afin de relancer les négociations au Proche-Orient, une décision saluée par le gouvernement israélien.
Washington veut désormais essayer de parvenir à la paix en se concentrant sur ce qu'il qualifie de "problèmes centraux" du conflit. Cette nouvelle approche devrait être discutée la semaine prochaine au département d'Etat à Washington, où négociateurs israéliens et palestiniens sont attendus.
Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a parlé mercredi d'"une crise difficile" dans les négociations. Il a souhaité un engagement de l'Union européenne dans le processus de paix pour permettre une relance des négociations. "Nous espérons que le moment va bientôt venir ou l'UE jouera un rôle ensemble avec les Etats-Unis", a-t-il affirmé à Athènes.
L'impasse des négociations israélo-palestiniennes doit être discutée lundi lors d'une réunion à Bruxelles des ministres européens des Affaires étrangères. Les ministres examineront en particulier un rapport de leurs chefs de mission à Jérusalem, obtenu mardi par l'AFP et qui avertit que la politique d'Israël dans la ville "met gravement en danger" un règlement israélo-palestinien à deux Etats. "Si les tendances actuelles ne sont pas arrêtées de manière urgente, la perspective de Jérusalem-Est comme future capitale d'un Etat palestinien devient de plus en plus improbable et impraticable", écrivent les chefs de mission.
La porte-parole de Mme Ashton souligne que "de récents développements en matière de colonisation, y compris à Jérusalem-Est, vont à l'encontre des efforts de la communauté internationale pour parvenir à un succès des négociations".
Israël a proclamé l'ensemble de Jérusalem sa capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.
Israël lève une partie des restrictions sur les exportations Le cabinet de sécurité israélien a décidé mercredi de lever une partie des restrictions pour les exportations en provenance de la bande de Gaza, a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Le cabinet de sécurité a décidé de prendre de nouvelles mesures qui vont permettre d'accroître les exportations de marchandises de la bande de Gaza", a affirmé le communiqué sans donner de précision sur la nature de ces mesures. "Il s'agit ainsi de faciliter la vie à la population qui vit sous le régime de répression et de terreur imposé par le Hamas", a ajouté le communiqué. Le cabinet de sécurité s'est félicité de l'amélioration depuis six mois de la situation économique dans la bande de Gaza grâce à une première série de mesures d'allégement du blocus terrestre imposé par Israël. Le communiqué précise également que 78 projets d'organisations internationales et de différents pays dans les domaines notamment de la santé, des infrastructures, de l'eau et de l'éducation avaient reçu le feu vert d'Israël. Israël interdit à de très rares exceptions toute exportation à partir du territoire palestinien depuis que le mouvement islamiste Hamas en a pris le contrôle en juin 2007.
