Flottille pour Gaza: Netanyahu refuse à nouveau de s'excuser auprès d'Ankara
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré dimanche son refus s'excuser auprès de la Turquie pour le raid meurtrier contre un ferry turc en route pour Gaza l'an dernier, tout en affirmant vouloir éviter une dégradation des relations avec Ankara.
- Publié le 04-09-2011 à 10h52

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré dimanche son refus s'excuser auprès de la Turquie pour le raid meurtrier contre un ferry turc en route pour Gaza l'an dernier, tout en affirmant vouloir éviter une dégradation des relations avec Ankara. "Nous n'avons pas besoin de nous excuser pour avoir agi afin de défendre nos concitoyens, nos enfants et nos villes", a déclaré aux journalistes M. Netanyahu à l'ouverture du conseil des ministres hebdomadaire.
"Nous n'avons pas besoin de nous excuser pour nos soldats qui se sont défendus face à des attaques violentes de la part d'activistes de l'IHH (ONG humanitaire turque de tendance islamiste). Nous n'avons pas à nous excuser quand nous agissons pour stopper la contrebande d'armes destinées au Hamas, une organisation terroriste qui a déjà tiré 10.000 missiles, roquettes et obus de mortiers contre nos citoyens", a plaidé le Premier ministre.
"Mais, parallèlement, je répète qu'Israël exprime ses regrets pour les pertes en vies humaines. J'espère que nous trouverons le moyen de surmonter nos divergences avec la Turquie. Israël n'a jamais voulu et continue à ne pas vouloir aujourd'hui une dégradation de ses relations avec la Turquie", a également dit M. Netanyahu.
La Turquie a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Israël à Ankara et de geler les relations militaires, jadis florissantes, en guise de sanctions face au refus d'Israël de présenter des excuses après le raid contre une flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza qui avait coûté la vie à neuf Turcs.
Ankara a pris ces mesures à la suite de la publication jeudi d'un rapport d'enquête commandité par l'ONU estimant que l'armée israélienne avait eu recours à une force "excessive et déraisonnable" mais reconnaissant la légalité du blocus naval mis en place par Israël autour de Gaza.
