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RDC: Elio Di Rupo espère un résultat "crédible"

Bemlga

Mis en ligne le 27/01/2012

"Tout comme lors du scrutin présidentiel, les résultats du scrutin législatif partiellement publiés sont déjà contestés."
Le Premier ministre Elio Di Rupo a formulé le voeu, vendredi, que le dépouillement des scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) livre "un résultat qui sera crédible", mais sans aller à demander un recomptage comme le réclame Philippe Moureaux (PS).

"Nous avons déjà critiqué la manière de dépouillement", a précisé vendredi soir le chef du gouvernement en marge d'une réunion au Parlement, après la sortie du Bruxellois. "On espère qu'on aboutira à résultat qui sera crédible", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir s'il allait lui aussi jusqu'à préconiser un recomptage des voix, M. Di Rupo n'est pas allé aussi loin, précisant "qu'il y avait plusieurs points de vue".

"Ce qui est fondamental, c'est que le travail (mené par les autorités congolaises, ndlr) soit jugé de qualité", a-t-il insisté.

Le sénateur Philippe Moureaux (PS) a suggéré vendredi un recomptage des voix exprimées lors des élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier en RDC pour lever les suspicions qui pèsent sur les résultats de ce double scrutin, voire l'organisation de nouvelles élections.

Le président sortant Joseph Kabila a officiellement été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à M. Tshisekedi. L'opposant de 79 ans s'est cependant autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats du scrutin, entaché de nombreuses irrégularités constatées par nombre de missions d'observation nationales et internationales.

Moureaux doute de la fiabilité du processus électoral

Le sénateur Philippe Moureaux (PS) a suggéré vendredi un recomptage des voix exprimées lors des élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) pour lever les suspicions qui pèsent sur les résultats de ce double scrutin, voire l'organisation de nouvelles élections.

"Tout comme lors du scrutin présidentiel, les résultats du scrutin législatif partiellement publiés sont déjà contestés. Le pouvoir hésite d'ailleurs à les publier", a indiqué M. Moureaux, qui est aussi ministre d'État, dans un communiqué.

"Lorsque la dénonciation des élections émane de milieux aussi divers il y a lieu de s'interroger sur la fiabilité et la crédibilité de l'ensemble du processus", a ajouté l'ancien ministre. "Face à une telle suspicion, la communauté internationale ne peut plus se contenter d'observer.

Elle se doit, dans sa grande sagesse, de tirer les conclusions qui s'imposent et agir en conséquence: il faut demander avec force que l'on procède au recomptage des voix afin que la vérité des urnes apparaisse. Si cela s'avère impossible, l'exigence de nouvelles élections contrôlées de a à z par une instance neutre s'imposerait".

Le président sortant Joseph Kabila a officiellement été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à M. Tshisekedi. L'opposant de 79 ans s'est cependant autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats du scrutin, entaché de nombreuses irrégularités constatées par nombre de missions d'observation nationales et internationales. (JAV)

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