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"Le futur, ce n’est ni la Flandre, ni la Belgique, mais l’Europe"
Table ronde
Mis en ligne le 28/01/2012
M. Lamberts, et il n’est pas le seul, soutient que l’Europe n’a d’autre choix que le fédéralisme. Mais se trouve-t-il des Etats membres désireux de faire ce pas fédéral ou est-ce une chimère ?
Marianne Thyssen (PPE) : Je ne sais pas s’il y a des pays désireux de franchir ce pas, mais ce dont je suis sûre, c’est qu’on a besoin de plus d’Europe. Si on veut avoir notre mot à dire dans l’évolution du monde, on doit s’organiser en Europe et parler d’une seule voix.
Saïd El Khadraoui (S&D) : Nous représentons 7 % de la population mondiale et ce pourcentage va encore se réduire à l’avenir. Si on veut avoir une influence sur le changement climatique, la migration, le modèle économique, la résolution des conflits, il faut s’organiser. PL : Dans les gouvernements, il se trouve peu d’alliés pour porter cette vision fédérale. La vraie question est : y a-t-il, dans la population, une majorité qui réalise que nos destinées sont inextricablement liées et que donc il nous faut une intégration politique, démocratique, un Etat fédéral ? Quand je vais faire des débats en Grèce, en Finlande, en Allemagne Je constate qu’il y a une partie du public prête à recevoir ce message et même qu’elle l’attend. Hélas, dans les familles chrétienne-démocrate et sociale-démocrate - je ne parle pas du Parlement européen - qui ont porté la construction européenne à l’origine, je ne sens pas cet élan.
Aller plus loin vers l’intégration politique signifie un remaniement des traités actuels. Et on a vu combien il devenait complexe de les faire ratifier dans tous les Etats membres…
Philippe De Backer (ALDE) : L’Europe a toujours fonctionné sur le mode trois pas en avant, deux pas en arrière. Mais pour ma génération et celles qui vont suivre, l’Europe est vraiment le futur, pas la Flandre, ni la Belgique. L’Europe. Où ils pourront étudier, travailler. C’est une question de stratégie internationale. La France, l’Allemagne et la Belgique auront toujours leur rôle. Mais le rôle de leader, seule l’Europe peut l’assumer. Ça va prendre du temps. Plus qu’on ne le souhaiterait. Mais je suis certain que notre génération est prête à prendre ça en main et à utiliser l’Europe comme une force positive.
MT : Utilisons déjà ce qui existe. Si la volonté politique est présente, nous pouvons faire beaucoup.
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