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Un journaliste saoudien menacé de mort pour un tweet

rédaction en ligne

Mis en ligne le 13/02/2012

Au Royaume saoudien, suivant la stricte rigueur de la doctrine wahabite, il ne fait pas bon de remettre en question le prophète.
"Le jour de ton anniversaire, je te trouve où que je me tourne. J'ai aimé certaines choses en toi mais j'en ai abandonné d'autres, et je n'ai pas compris beaucoup de choses à ton sujet." Ces mots sont ceux de Hamza Kashgari, fruits de l'un de ses trois tweets adressés directement au prophète, jeudi dernier.

Mais au Royaume saoudien, suivant la stricte rigueur de la doctrine wahhabite, il ne fait pas bon de remettre en question le prophète, considéré comme divinité intouchable.

A ces mots diffusés largement via le réseau de partage Twitter, les réactions dans les hautes sphères religieuses ont plu. Le cheikh fondamentaliste Nasser al Omar a dénoncé, en larmes, "l'outrageuse insulte publique" et a appellé à l'exécution dudit blasphémateur, rapporte Le Figaro. Le comité des fatwas a quant à lui affirmé que ces écrits constituent une apostasie, soit un crime passible de la peine de mort. Les excuses et la suppression de ses messages n'y ont rien changé.

Ayant tenté de s'enfouir quelques jours plus tard vers la Nouvelles-Zélande, le jeune journaliste de 23 ans a été arrêté en Malaisie et rapatrié fissa dans son pays.

"Nous craignons qu'il ne bénéficie pas d'un procès équitable et qu'il encourt la peine capitale s'il est jugé pour apostasie", a aussitôt réagi son avocat, Muhammad Afiq Mohamad Nour. Les organisations de défense des droits de l'homme se sont également inquiétées du sort que serait réservé à Hamza Kashgari.

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