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François Hollande se rapproche d'Angela Merkel
rédaction en ligne avec AFP
Mis en ligne le 11/05/2012
Angela Merkel recevra mardi en fin d'après-midi à Berlin François Hollande, investi le matin même président de la République française, a annoncé vendredi le porte-parole de la chancelière allemande.
"Il ne s'agira pas d'une rencontre pour prendre des décisions, mais d'une rencontre pour faire connaissance", a expliqué ce porte-parole, Steffen Seibert, lors d'une conférence de presse ordinaire.
"Le fait que le nouveau président français effectue en Allemagne son premier voyage à l'étranger envoie un signal fort", a commenté M. Seibert, précisant que les deux dirigeants s'entretiendraient de la crise dans la zone euro et des relations bilatérales. Selon lui d'ailleurs, Mme Merkel "se réjouit à la perspective de travailler étroitement avec François Hollande".
Le nouveau président français avait indiqué avant même son élection que son premier voyage serait pour Berlin, et Mme Merkel avait assuré qu'elle l'accueillerait "à bras ouverts".
François Hollande, élu dimanche président de la République française, veut rouvrir les négociations sur le pacte européen de discipline budgétaire pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi l'Allemagne s'oppose fermement. "Nous avons des positions qui ne sont pas encore convergentes", a reconnu jeudi François Hollande.
Sur un point, les positions pourraient néanmoins être plus proches que ne le laissent penser les slogans: Michel Sapin, chargé du projet présidentiel dans l'équipe Hollande, a donné raison jeudi à la chancelière sur les dangers de relancer la croissance en aggravant les déficits et la dette.
"Madame Merkel, sur ce point-là, je peux lui donner tout à fait raison parce que s'il s'agissait de relancer la croissance en relançant les déficits et la dette, alors on irait là aussi dans le mur", a prévenu M. Sapin.
Des rencontres tous azimuts
Cela devrait réjouir les marchés qui traversent une nouvelle zone de turbulences.
Plusieurs économistes pensent d'ailleurs qu'une entente est possible, d'autant que les investisseurs eux-mêmes attendent des mesures pour éviter un cercle vicieux austérité-récession.
Pour ne pas s'enfermer dans un tête-à-tête avec l'Allemagne, le chef de l'Etat élu a reçu cette semaine le président de l'UE, Herman Van Rompuy, et celui de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Il a aussi consulté tous azimuts, notamment le chef du gouvernement italien, Mario Monti, favorable à la fois à la rigueur et aux réformes structurelles version Merkel et aux investissements façon Hollande, et médiateur possible entre toutes "les bonnes volontés".



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