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La guerre d'Israël contre l'Iran "finira par arriver"
V.Van Vyve avec AFP
Mis en ligne le 22/09/2012
Les déclarations du commandant en chef des Gardiens de la révolution (Pasdaran) iranien ne souffrent d'aucune hésitation. La guerre d'Israël contre l'Iran "finira par arriver", a affirmé le général Mohammad Ali Jafari, déclarant à cet égard que son pays était prêt et détruirait l’État hébreu.
"Il n'est pas certain quand et où elle aura lieu", a précisé le chef de l'armée d'élite du régime islamique, cité par les agences Isna et Fars, assurant que "s'ils commencent (l'agression), cela conduira à leur destruction". Vendredi, l'Iran avait déjà mis en garde l’État hébreu et son allié américain contre toute attaque, assurant que sa réponse serait "immédiate". Il a estimé qu'une guerre contre Israël serait très différente de celle que l'Iran a connu avec l'Irak (1980-1988), caractérisée par une invasion et une contre-invasion par les troupes au sol.
Alors les dirigeants israéliens s'y préparent, voici que leurs homologues iraniens leur emboitent le pas, réitérant des propos virulents déjà exprimés à plusieurs reprises à l'encontre d'Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région. "Cette tumeur cancéreuse qu'est Israël cherche à lancer une guerre contre nous. Mais on ne sait pas quand elle se produira. Ils (les Israéliens) considèrent désormais la guerre comme le seul moyen de nous affronter, mais ils sont tellement stupides que leurs maîtres (les Etats-Unis) devraient les stopper", a ajouté le général Jafari.
Depuis quelques semaines, en effet, Benjamin Netanyahu, le premier ministre de l’État hébreu, cherche a obtenir le soutien des États-Unis dans la perspective d'une attaque contre les installations nucléaires du régime des Ayatollahs, qu'il soupçonne de dépasser le stricte cadre civil pour se doter de l'arme atomique.
Ces appels persistants sont pour l'instant restés sans réponses favorable. Les pays "amis" que sont les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France privilégient à ce stade des sanctions économiques internationales en vue d'un règlement diplomatique. Barack Obama ne souhaite quant à lui pas s'engager dans un nouveau conflit armé avant les élections présidentielles de novembre. Mitt Romney, le candidat républicain, s'est par contre d'ores et déjà rangé aux côtés de Netanyahu si d'aventure le gouvernement de Ahmadinejad franchissait la "ligne rouge". Reste encore à en fixer la nature.
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