Etudiante violée en Inde : une bombe près du domicile d'un des suspects
La police indienne a arrêté mardi à New Delhi un homme qui tentait de cacher une bombe près du domicile de l'un des auteurs présumés du viol collectif.Ce drame a suscité une vague d'indignation dans le monde entier.
- Publié le 01-01-2013 à 14h12

Un homme a été arrêté mardi par la police près du domicile de l'un des auteurs présumés du viol collectif perpétré à New Delhi.Il tentait d'y cacher une bombe.
L'engin de mauvaise qualité, dissimulé par cet homme de 37 ans, était bourré d'explosifs généralement utilisés pour les pétards, a indiqué un policier à l'AFP.
La colère contre le sexisme, la misogynie, ainsi que les violences faites aux femmes en toute impunité dans ce pays, a ainsi rejailli sur Yo Yo Honey Singh, un rappeur indien trônant au hit-parade, et réputé pour ses chansons à la sexualité implicite.
Son titre "Prostituée" fait allusion à une relation sexuelle violente qu'il aurait eue avec une femme après l'avoir forcée à "danser nue". Il chante: "tu vas crier et courir, mais où peux-tu aller... Je t'ôterai la vie".
Le concert du rappeur, prévu pour le Nouvel An à New Delhi, a été annulé.
La nature particulièrement violente de l'attaque le 16 décembre, contre l'étudiante en kinésithérapie de 23 ans, décédée samedi soir à l'hôpital Mount Elizabeth de Singapour où elle avait été transférée, a fait exploser la colère jusque-là contenue en Inde contre les violences et viols commis en toute impunité dans ce pays.
De vastes manifestations ont été organisées, non seulement en Inde, mais aussi à Hong Kong, Islamabad (Pakistan), à Londres (Royaume-Uni) et Katmandou (Népal).
Devant cette vague d'indignation et de condamnations internationales, le Premier ministre Manmohan Singh s'est engagé à alourdir les peines prévues pour les auteurs de crimes sexuels. Un panel d'experts dirigé par un ancien président de la Cour suprême a été mis en place dans cet objectif.
