Abonnez-vous a La Libre Belgique

états-unis

Les attentats du 11 septembre en toile de fond de la Convention républicaine

AP

Mis en ligne le 30/08/2004

Près de trois ans après les attentats du 11 septembre 2001, la Convention républicaine s’est ouverte lundi à New York, ville-symbole du terrorisme. Ce grand show médiatique de quatre jours doit officialiser la candidature de George W. Bush à sa propre succession à la Maison Blanche.

Environ 50.000 personnes, dont 5.000 délégués et pas moins de 15.000 représentants des médias, participent à cette grand-messe, organisée au Madison Square Garden, à environ six kilomètres de Ground Zero. Pour l’occasion, la sécurité a été renforcée autour de l’arène sportive et dans les stations de métro environnantes. Environ 10.000 policiers, appuyés par des chiens et des détecteurs d’explosifs, patrouillaient le secteur.

Cette première journée devait être dominée par les références aux attentats du 11 septembre 2001. A l’époque, George W. Bush le "conservateur compatissant" avait enregistré sa plus forte cote de popularité. Un hommage devait ainsi être rendu aux familles des victimes et au "courage" de la population. "Nous avons prouvé au monde que New York ne peut être vaincue", s’est enflammé le maire de New York Michael Bloomberg en accueillant les délégués.

"Quand nous choisissons un président, nous ne choisissons pas un républicain ou un démocrate, un conservateur ou un libéral. Nous choisissons un leader. Et en temps de danger, comme aujourd’hui, les Américains devraient mettre le leadership au coeur de leur décision", devait pour sa part souligner lundi soir l’ancien maire de New York Rudolph Giuliani. Le sénateur de l’Arizona John McCain devait quant à lui rappeler que le président "n’avait pas reculé devant les choix difficiles".

Un message bien différent a pourtant été transmis dimanche par les dizaines de milliers de manifestants venus dire leur opposition à la guerre dans les rues de New York, un bastion démocrate. Les organisateurs -le mouvement "United for Peace and Justice"- ont affirmé que 400.000 personnes avaient répondu à leur appel. Lundi matin, des protestataires portant des masques géants à l’effigie du président ont interpelé les participants de la Convention, alors qu’ils quittaient leur hôtel.

Les sondages restent serrés entre le candidat Bush et son adversaire démocrate, John Kerry, même si ce dernier a perdu du terrain depuis la Convention démocrate, en juillet dernier. Fort de ces résultats, le camp républicain s’attache à dépeindre le sénateur du Massachusetts comme quelqu’un d’incompétent sur les questions de défense nationale.

Le président Bush arrive mercredi à New York, après une tournée dans huit Etats-clés, les indécis, qui seront déterminants pour l’élection présidentielle du 2 novembre. Mais il faudra attendre jeudi pour son discours d’acceptation. Un discours au cours duquel il devrait à la fois défendre sa politique étrangère de "faucon", et présenter un programme de second mandat. "Nous partirons d’ici avec un élan qui nous amènera jusqu’à la victoire en novembre", a affirmé Ed Gillespie, le président du Comité national républicain.

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page