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Besancenot et Raffarin très critiques

AFP

Mis en ligne le 17/11/2006

Le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot a prédit vendredi une "gueule de bois à gauche" après la désignation de Ségolène Royal, qui "met le PS sur les pas de Tony Blair". "Je crois beaucoup de gens à gauche vont comprendre que le meilleur moyen de s'opposer et au Medef et à la droite de Sarkozy, ce n'est pas de lui oppposer une gauche qui est à la fois sécuritaire et libérale", a déclaré sur RTL le porte-parole de la LCR.

"Le PS s'apprête dans le cadre de cette campagne à courir après le libéralisme et ça malheureusement, on a déjà donné. On a eu 15 ans de gouvernements de gauche contre 10 ans de gouvernements de droite pendant 25 ans pour à peu près la même politique", a estimé Olivier Besancenot.

Jean-Pierre Raffarin a estimé vendredi que la campagne présidentielle va révéler la vraie nature de Ségolène Royal, transformée en "présidente virtuelle" par sa désignation par les militants socialistes. "Elle était sur le terrain d'entrainement, maintenant elle entre dans le grand stade, et tous ses propos vont être mesurés comme une présidente virtuelle. Il faudra qu'elle fasse preuve d'une certaine capacité qu'elle n'a pas à ce jour révélée", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Europe-1 à propos de celle qui lui a succédé à la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes.

"Maintenant les Français ne la voient plus comme une militante du PS en ambition, ils la voient comme une potentielle présidente de la République. C'est une responsabilité lourde", a remarqué M. Raffarin. "On va voir sa vérité. La campagne va révéler sa nature, ce qu'elle est, et ces vraies capacités." "Je ne crois pas en sa capacité. La vérité de la campagne va apparaitre", a prédit M. Raffarin. "En termes d'image elle a réussi, ça ne suffit pas."

L'ancien Premier ministre a pointé "la grosse différence" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy est assez en harmonie avec son projet alors que Ségolène Royal est dans une sorte de défi. Elle a une image moderne et un projet socialiste archaïque", a-t-il observé. "Mme Royal au PS c'était la plus nature. Je ne pense pas que c'était la plus sécure. Elle présente des risques pour le PS", a résumé l'ancien Premier ministre.

Jean-Pierre Raffarin a estimé que Nicolas Sarkozy n'avait pas besoin d'accélérer le calendrier de sa candidature après la désignation de Ségolène Royal. L'UMP doit désigner le 14 janvier le candidat qu'elle soutiendra à l'élection présidentielle. "Nicolas Sarkozy doit faire preuve de sérénité", a-t-il dit, en insistant sur ses "responsabilités à assumer pour la France" en tant que membre du gouvernement.

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