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G8
Canons à eau aux abords de la barrière de sécurité
AFP
Mis en ligne le 06/06/2007
Selon un porte-parole de la police, 8 policiers ont été blessés au cours des confrontations. Quinze manifestants ont été arrêtés, selon la même source. Environ 9.000 opposants au G8 bloquaient plusieurs routes à proximité de la barrière longue de douze kilomètres. En conséquence, les deux points de passage routier ont dû être fermés, celui dit "Rennbahn", à l'est et celui de Bolhagen, à l'ouest.
Les manifestants se sont rapprochés en plusieurs endroits de la barrière, bloquant aussi la voie ferrée servant au transport des journalistes, obligeant ainsi ces derniers à emprunter la mer pour faire la navette entre Heiligendamm et le centre de presse, distant de quelques kilomètres. Plusieurs hélicoptères contrôlaient depuis les airs la situation.
"Environ 800 manifestants bloquent le petit train à vapeur qui fait la liaison entre les différentes stations balnéaires de la côte," ce qui correspond à une "coupure de la logistique", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police régionale Lyder Behrens.
"Nous avons à faire à des gens potentiellement dangereux qui envoient des pierres", a précisé un porte-parole de la police. "Nous avons utilisé des canons à eaux pour les repousser de la barrière", a-t-il ajouté.
Selon l'organisation altermondialiste "G-8-Block", la police a aussi utilisé du gaz lacrymogène. A proximité directe du point de passage Rennbahn, la situation était cependant relativement calme en milieu de journée, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs milliers d'altermondialistes étaient assis sur la chaussée goudronnée ou dans les champs alentours. Plusieurs d'entre eux faisaient un piquenique au milieu de drapeaux arc-en-ciel "Peace", sous le regard de policiers à cheval. "Je reste là, je ne bouge pas, je ne répondrai pas à la violence par la violence, mais je peux comprendre que des manifestants en viennent à l'utiliser", dit Tilo, 25 ans, les bras tatoués et habillé tout en noir. Avec ses amis, il a parcouru cinq kilomètres à pied, traversant des cours d'eau, pour approcher la barrière coiffée de fils de fer barbelé.
Protégés de boucliers, des centaines de policiers empêchaient tout passage à travers la clôture, pendant qu'un autre groupe s'avançait en direction des altermondialistes, leur demandant de s'éloigner. "On va faire ça très lentement, il n'y aura pas de violence, nous vous demandons de vous mettre à distance", disait l'un d'eux par haut parleur. Toutefois les manifestants semblaient bien déterminés à passer la nuit sur place.
La justice allemande avait décidé récemment d'interdire les rassemblements à proximité de la barrière qui coupe le site de Heiligendamm du reste du monde. La Cour constitutionnelle allemande a confirmé mercredi l'interdiction d'une manifestation prévue jeudi aux abords du sommet, en invoquant des risques de dérapages violents. Selon la police, une trentaine d'actions étaient prévues mercredi, notamment autour de l'aéroport de Rostock-Laage, où étaient attendus au cours de la journée les chefs d'Etat et de gouvernement. Le président américain George W. Bush, arrivé mardi soir, y avait été "accueilli" par plus de 500 manifestants, tenus à l'écart par un important dispositif de sécurité.
Samedi dernier, plusieurs centaines de policiers avaient été blessés lors d'échauffourées avec des manifestants radicaux à Rostock, non loin de Heiligendamm. Les heurts avaient fait au total un millier de blessés dans les deux camps.
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