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Jeux Olympiques
La flamme pousuit sa route en Argentine
AFP
Mis en ligne le 11/04/2008
La flamme olympique doit traverser vendredi Buenos Aires, seule étape sud-américaine de son périple à travers le monde, sous haute protection policière mais sans la crainte d'incidents majeurs comme en Europe.
"L'Argentine est un pays très sportif et le passage de la torche sera une fête", a assuré le responsable des sports pour la ville de Buenos Aires, Francisco Irarrazaval, après les assurances déjà données en début de semaine par le maire de la capitale argentine, Mauricio Macri. La torche olympique doit entamer son parcours de près de 14km à partir de 14h00 locales (17h00 GMT).
Quelque 1.200 policiers et 1.500 agents de la préfecture navale (police maritime) seront en position tout au long de ce parcours. La flamme olympique, accompagnée de 140 personnes, était arrivée jeudi après-midi à l'aéroport international de Buenos Aires en provenance de San Francisco (Etats-Unis). Elle avait aussitôt été transportée sous bonne escorte dans un hôtel du centre-ville.
L'escale nord-américaine s'était faite au pas de charge, loin des manifestants mais aussi de ceux venus lui faire bon accueil. Les autorités argentines ont dit espérer de leur côté une forte mobilisation pour un évènement considéré comme "historique". C'est la première fois que la flamme olympique fait escale en Argentine.
Quelque 80 sportifs et personnalités ont été choisis pour porter la torche. L'ancienne vedette du football argentin, Diego Maradona, pourrait être le premier à la brandir, mais sa présence n'avait toujours pas été confirmée jeudi soir. Après une étape londonienne chahutée, le passage de la flamme à Paris avait tourné au chaos lundi, sous la pression de militants pro-Tibet et de défenseurs des droits de l'homme.
Ces derniers ont assuré à Buenos Aires qu'il n'était pas question pour eux "d'éteind re la flamme" ou de tenter de s'en emparer, lors de la manifestation prévue en milieu de journée dans le centre-ville. Ces militants ont néanmoins annoncé des "actions surprise" mais sans violence. "La flamme olympique doit également servir à faire la lumière sur la situation des droits de l'homme en Chine", a affirmé jeudi soir l'antenne argentine d'Amnesty International dans un communiqué.
Par ailleurs, le chef de la police japonaise a prévenu vendredi qu'il ne voulait pas des gardes chinois pour assurer la sécurité du relai de la flamme olympique au Japon fin avril. "Par principe, c'est à la police japonaise d'assurer la sécurité. C'est notre rôle de protéger le relai" de la flamme et pas celui des Chinois, a déclaré Shinya Izumi, président de la commission nationale pour la sécurité publique lors d'une conférence de presse.
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