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Afghanistan
Offensive américaine contre Marjah
AP
Mis en ligne le 09/02/2010
Ils ont créé en à peine une semaine une base dans le désert, à 10 kilomètres au nord de Marjah. Baptisé Belleau Wood, l'avant-poste abrite plusieurs centaines d'hommes du 3e bataillon du 6e régiment des Marines, des soldats afghans, des membres de l'agence américaine de la lutte anti-drogue (DEA) et quelques contractants privés.
La base possède un «mur» de protection constitué d'amas de terre déplacés par bulldozer, des alignements de tentes, une zone d'atterrissage improvisée pour hélicoptères, des dizaines de véhicules blindés et des batteries de mortiers et canons de 155 millimètres. «Ces canons ont commencé à tirer la nuit où ils sont arrivés», précise le commandant du bataillon, le lieutenant-colonel Brian Christmas.
Plusieurs unités progressent déjà vers la ville de Marjah où 600 combattants talibans sont retranchés. Si Belleau Wood, baptisé d'après une bataille de la Première Guerre mondiale où le 6e régiment des Marines s'était illustré, n'a été atteint qu'une fois par des tirs, les troupes plus proches de Marjah sont confrontées à des accrochages et des attentats quotidiens.
Centre logistique des talibans et région de production d'opium, la zone de Marjah (80.000 habitants) est le secteur le plus peuplé aux mains des insurgés islamistes dans le sud de l'Afghanistan. L'offensive, sous commandement l'OTAN, vise à chasser les talibans de la zone et devrait être la plus importante depuis le début de la guerre fin 2001.
En attendant l'opération, les membres du génie à Belleau Wood se préparaient pour leur mission: poser des ponts métalliques que les Marines comptent emprunter pour traverser des canaux autour de Marjah.
Les équipes de déminage ont de leur côté peaufiné leur stratégie pour détecter les bombes disséminées dans la zone. Marjah pourrait être l'un des champs de mines les plus vastes et dangereux auxquelles des troupes de l'OTAN aient jamais eu à faire face.
La plupart des Marines ignoraient quand l'offensive débuterait, attendant sur la base, balayée par un vent froid et violent. «L'attente fait partie du combat», expliquait le 1ère classe Daniel Perez, un médecin de la Navy, qui précise n'avoir vu aucun soldat de la base effrayé à l'idée de combattre.
Il assure qu'attendre ne dérange pas les Marines. «C'est presque comme les Jeux Olympiques. Vous vous entrainez encore et encore (...) et c'est enfin le grand show.»
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