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Édito

Edito: Un bon début

Gilles Milecan

Mis en ligne le 20/03/2010

Gilles Milecan

Benjamin Netanyahou ne renonce pas à coloniser la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Il propose cependant de ne plus claironner chaque progression administrative de tout projet immobilier. Il est vrai qu’il n’est sans doute pas indispensable d’annoncer que des centaines de nouveaux logements seront construits à tel ou tel endroit.

Pourquoi ? Parce que cela fâche et désespère les Palestiniens, qui y voient disparaitre autant de mètres carrés de leur terre. Cela n’amuse pas particulièrement non plus ceux­ ­- les Etats-Unis et l’Europe en premier lieu - qui tentent de faire progresser la situation vers l’apaisement et, peut-être un jour, la paix. On continue comme avant donc, mais on n’en parle plus. "Ça ou rien", direz-vous. Pourtant, l’optimisme commande d’y voir un premier geste. Une première abstention plutôt. Celle qui consiste à se passer d’humilier son adversaire. A déplacer le théâtre des opérations des médias vers des cénacles plus confidentiels. A transformer l’affrontement en négociation.

Pour arriver à cette table où prendront place les acteurs directement concernés. Il faudra aussi qu’il y ait quelque chose à négocier. Les "préalables" à l’entame de discussion ne peuvent être les objectifs définitifs auxquels les deux parties comptent arriver. On expose tout. On s’accorde. On assume face à ceux pour qui toute concession sera de toute façon toujours excessive. C’est vite dit.

Cela n’est sans doute "pas si simple". Mais il n’y a pas cent façons d’obtenir un accord consenti. Première étape: considérer l’"autre" comme étant de bonne foi. Si Netanyahou dit: "Parlons à l’abri des regards", c’est un bon début.

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