La Libre.be > Actu > International > Article
Italie
Italie: le dissident de droite Fini exclut de démissionner
AFP
Mis en ligne le 07/09/2010
Le dissident de la majorité de droite italienne Gianfranco Fini a exclu mardi soir de démissionner de son poste de président de la Chambre des députés et jugé "irresponsable" l'intention prêtée à Silvio Berlusconi de vouloir précipiter le pays vers des élections anticipées.
Interrogé pendant le journal de 20H00 de la chaine La Sette, M. Fini en rupture de ban avec le chef du gouvernement depuis fin juillet, a dit être "président de la Chambre des députés maintenant et pour toute la législature", excluant toute démission. Il a ironisé sur la possibilité que M. Berlusconi et son allié de la Ligue du Nord (droite populiste) Umberto Bossi se rendent au Quirinal, la présidence italienne, pour réclamer sa démission. "S'ils le faisaient, ils démontreraient qu'ils sont des analphabètes en droit constitutionnel", a-t-il déclaré, en montrant la Constitution italienne qui ne prévoit pas le limogeage du président de la première chambre.
M. Fini a par ailleurs répété son offre faite dimanche à M. Berlusconi d'un "pacte de législature" pour aller jusqu'au bout (2013) du mandat du gouvernement et du parlement sorti des urnes en avril 2008. Même s'il s'est dit "totalement prêt" en cas d'élections anticipées au printemps, il a estimé que ce serait "irresponsable d'aller voter maintenant". "Le gouvernement doit penser à gouverner", a-t-il ajouté.
Il s'est dit prêt à discuter et "contribuer à écrire" avec le camp de Berlusconi et la Ligue du nord le programme en cinq points (Fédéralisme, aides au sud, réformes de la justice et de la fiscalité, mesures de sécurité) sur lequel le chef du gouvernement a annoncé qu'il poserait la question de confiance en septembre. A propos de sa rupture avec Berlusconi, il a estimé avoir été "chassé en deux heures sans pouvoir s'expliquer et sur la base d'accusations fallacieuses comme une soi-disant incompatibilité avec les idées" de son parti.
Le 30 juillet, M. Fini, se jugeant poussé à ce geste, avait claqué la porte du Peuple de la liberté (PDL), parti cofondé un an plus tôt avec M. Berlusconi suivi par 43 parlementaires. Ceux-ci ont formé dans les deux chambres du parlement des groupes autonomes sous l'appellation Futur et Liberté pour l'Italie, embryon possible d'un nouveau parti. Cette rébellion a privé le Cavaliere d'une majorité absolue garantie à la Chambre et peut le mettre en difficulté aussi au Sénat.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...