International

Le président américain Donald Trump a menacé mardi devant l'ONU de "détruire totalement" la Corée du Nord, un "régime vicieux" et "corrompu", si les Etats-Unis ou leurs alliés étaient confrontés à une attaque de Pyongyang. Les "Etats-voyous" sont une menace "pour les autres nations et pour leurs propres peuples avec les armes les plus destructrices" au monde, a lancé le président américain lors de son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, dominée cette année par la menace nucléaire nord-coréenne et l'accord de non-prolifération avec l'Iran.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, de nouveau qualifié d'"homme-fusée" en raison de ses ambitions nucléaires, est embarqué dans "une mission-suicide, pour lui-même et pour son régime", a-t-il ajouté.

La diplomatie américaine assure que Washington ne vise pas la chute du régime nord-coréen, mais Donald Trump menace régulièrement d'une action militaire Pyongyang, qui multiplie les essais balistiques et nucléaires.

"Les Etats-Unis sont très forts et patients, mais s'ils sont obligés de se défendre ou de défendre leurs alliés, nous n'aurons d'autre choix que de détruire totalement la Corée du Nord", a prévenu le président américain.

"Les Etats-Unis sont prêts, disposés et en mesure" de répondre militairement à Pyongyang, "mais espérons que cela ne sera pas nécessaire", a-t-il ajouté.

Donald Trump a mis en garde les Etats "qui non seulement auraient des échanges commerciaux avec un tel régime, mais fourniraient aussi des armes et un soutien financier à un pays qui risque de faire plonger le monde dans un conflit nucléaire".

Il a estimé que c'était "tout le rôle" de l'ONU de gérer ce type de crises, saluant la récente adoption unanime de sanctions de plus en plus fermes contre la Corée du Nord et remerciant la Russie et la Chine qui ont donné leur aval malgré leur soutien à Pyongyang.

"Mais nous devons faire beaucoup plus" pour "isoler le régime de Kim jusqu'à ce qu'il mette fin à son comportement hostile" et comprenne que le seul avenir est celui d'une "dénucléarisation" de la péninsule coréenne, a-t-il insisté.

L'accord de Paris sur le climat "ne sera pas renégocié", affirme Macron

L'accord de Paris sur le climat "ne sera pas renégocié", a affirmé mardi à l'ONU le président français Emmanuel Macron, tout en assurant que "la porte sera(it) toujours ouverte" aux Etats-Unis qui ont choisi de le quitter. "Cet accord ne sera pas renégocié, il nous lie (...), nous ne reculerons pas", a déclaré le président français, ajoutant qu'il "respecte profondément la décision des Etats-Unis". "La porte leur sera toujours ouverte", mais les autres Etats signataires continueront "à mettre en oeuvre l'accord de Paris", a-t-il insisté sous les applaudissements.

L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique. Il a été signé en décembre 2015 à Paris par 195 pays.

"Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat". "Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations", a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement, mais sans le citer, le président Donald Trump qui a décidé le 1er juin de retirer les Etats-Unis de l'accord.

Le président français a de nouveau lundi tenté de convaincre Donald Trump de réintégrer l'accord, misant sur les bonnes relations qu'il a nouées avec son homologue américain, mais n'a pas vraiment obtenu de réponse. Avec espoir, il a déclaré mardi matin qu'il était "convaincu qu'à la fin (son homologue) comprendra".

Cependant, dans son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump n'a pas une seule fois parlé du climat.

Emmanuel Macron a aussi rappelé qu'il présiderait ce mardi une première réunion consacrée à un futur "Pacte mondial pour l'environnement", une charte de l'ONU qui rassemblerait tous les textes sur l'environnement.

La France prévoit aussi le 12 décembre un sommet à Paris pour étudier le financement des engagements pris par les Etats signataires de l'accord de Paris.

"Nous devons continuer à aller plus loin car le réchauffement ne s'arrête pas", a conclu le président français.