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Une ressortissante belge est décédée dans l'attentat au camion bélier commis vendredi à Stockholm, a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders via Twitter. Quatre personnes sont décédées et une quinzaine ont été blessées lors de l'attaque. Trois tués avaient déjà été identifiés, ont indiqué les autorités aux médias suédois. Les autres personnes décédées sont un Britannique et deux Suédois. L'auteur présumé de l'attaque serait un demandeur d'asile débouté.

"Nous avons malheureusement perdu une compatriote dans l'attentat à Stockholm. Je présente mes condoléances à sa famille et à ses proches", a tweeté le ministre vers 9h30.

"Il a fallu 48 heures pour que la victime soit formellement identifiée par les autorités suédoises. Nous avons reçu cette confirmation ce dimanche matin", a précisé M. Reynders à l'agence Belga.

La ressortissante belge, dont la famille a été avertie, a apparemment été tuée directement par le camion, sur le piétonnier. "Nous avions une indication de personne manquante à la suite de contacts avec ses proches", a ajouté le ministre. "Après une première identification via ses documents d'identité, que la victime n'avait pas sur elle, l'information a été confirmée par une vérification ADN." Il s'agit d'une personne originaire de Lembeek (Hal). Elle était âgée de 31 ans. "Elle était vraisemblablement en city trip à Stockholm. Je ne la connaissais pas personnellement, mais je l'ai rencontrée à plusieurs reprises. Je connais très bien ses parents. Ce sont des gens très gentils, qui habitent Hal depuis longtemps et y ont toujours été très impliqués", selon le bourgmestre Dirk Pieters, très choqué par la nouvelle. "Je suis choqué à chaque attaque, mais quand on met un visage sur une victime et qu'on connait personnellement ses parents, c'est encore pire."

La commune de Hal discutera dans les jours qui viennent avec la famille de la victime sur la manière de leur montrer le soutien nécessaire.


L'auteur présumé est un demandeur d'asile débouté

L'auteur présumé de l'attaque au camion-bélier commis vendredi est un demandeur d'asile débouté, a indiqué la police suédoise dimanche. L'homme interpellé vendredi soir, un Ouzbek de 39 ans, est soupçonné d'"homicides à caractère terroriste", le plus haut degré de suspicion prévu par le code pénal suédois. Il pourrait être l'homme qui a foncé sur la foule, au volant d'un camion volé, sur plusieurs centaines de mètres, à Drottninggatan, la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale suédoise. Il s'était vu refuser un permis de séjour, d'après la police.


La police suédoise interroge sept personnes après l'attaque

Les enquêteurs ont interrogé sept personnes à la suite de l'attaque au camion-bélier commise vendredi à Stockholm, qui a fait quatre morts, dont une ressortissante belge, et quinze blessés, a déclaré un porte-parole de la police dimanche sur une chaîne de télévision suédoise. La police a procédé à des perquisitions dimanche matin à Sollentuna, dans la banlieue nord de Stockholm, ainsi que samedi dans un appartement de Varberg.

"Depuis vendredi, nous avons visité plusieurs adresses partout dans Stockholm mais je ne peux pas confirmer que ces perquisitions sont en lien avec les faits commis vendredi", a indiqué le porte-parole à l'agence de presse allemande DPA, sans donner davantage de précisions.

Une seule personne a été arrêtée pour l'instant, vendredi soir: un Ouzbek de 39 ans soupçonné d'"homicides à caractère terroriste", le plus haut degré de suspicion prévu par le code pénal suédois. Il pourrait être l'homme qui a foncé sur la foule, au volant d'un camion volé, sur plusieurs centaines de mètres, à Drottninggatan, la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale suédoise.

Plusieurs médias le décrivent comme sympathisant de l'organisation État islamique, ce que les enquêteurs ont refusé de commenter. D'après ces médias, il est père de famille et travaillait dans le bâtiment. "C'était quelqu'un de discret, un peu en marge, qui ne se faisait pas remarquer. Il faisait le job", a indiqué à l'AFP Pierre Svensson, patron d'une entreprise d'assainissement et de dépollution, pour laquelle le suspect a brièvement travaillé l'automne dernier. "Son comportement n'était pas négatif", a-t-il dit, précisant que l'homme ne parlait que quelques mots de suédois.

Des connaissances indiquaient dans la presse dimanche matin que l'homme ne semblait pas radicalisé. "Il faisait la fête et buvait", selon un proche.