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Mohamed Amri, l'un des suspects dans l'enquête sur les attentats perpétrés en novembre dernier à Paris, sera bien remis à la France. La chambre du conseil de Bruxelles et la chambre des mises en accusation avaient déclaré le transfert exécutoire mais Amri avait introduit un pourvoi en cassation, que la cour a rejeté ce mercredi. Mohamed Amri a été interpellé le 14 novembre 2015 en compagnie de Hamza Attou. Selon leurs avocats, Mohammed Amri et Hamza Attou ont été appelés durant la nuit du 13 au 14 novembre 2015 par Salah Abdeslam, qui se trouvait à ce moment-là à Paris et leur a demandé de venir le chercher parce que sa voiture était en panne.

Arrivés à Bruxelles, Mohamed Amri a quitté le véhicule tandis que Hamza Attou a appelé Ali Oulkadi, un troisième suspect, pour lui demander de se rendre à la station de métro Bockstael. Oulkadi est allé chercher Attou et Abdeslam puis les a accompagnés dans un café, où Salah Abdeslam a reconnu être impliqué dans les attentats de Paris et affirmé que son frère Brahim s'y était fait exploser. Après cette discussion, Oulkadi a conduit Salah Abdeslam à Schaerbeek.

Fin avril dernier, la justice française avait émis un mandat d'arrêt européen à l'encontre de Mohamed Amri, Hamza Attou et Ali Oulkadi, notamment. La justice les soupçonne de recel de criminels. Elle suspecte Oulkadi d'avoir également participé aux activités d'un groupe terroriste car il a conduit Salah Abdeslam à Schaerbeek alors que ce dernier avait avoué être impliqué dans les attentats.

Début juin, la chambre du conseil de Bruxelles a décidé de rendre exécutoires les mandats d'arrêt européens émis à l'encontre des trois hommes, et donc de permettre leur remise à la France, à la condition seulement pour Hamza Attou qu'après avoir été jugé, il soit renvoyé en Belgique pour y purger sa peine ou la mesure de sûreté qui serait prononcée à son encontre.

Les avocats d'Amri et d'Oulkadi ont fait appel de cette décision afin d'obtenir la même condition pour leurs clients, mais la chambre des mises en accusation n'a pas accédé à leur demande. Ali Oulkadi a accepté cette décision tandis que la défense de Mohamed Amri avait décidé de se pourvoir en cassation.

Mercredi, la cour de cassation a rejeté ce pourvoi.

Un seul obstacle persiste pour rendre effective la remise vers la France des trois suspects. Les mandat d'arrêts prononcés par un juge d'instruction belge doivent d'abord être levés avant qu'ils puissent quitter le territoire.