Aung San Suu Kyi, l'opposante

S.Vt. Publié le - Mis à jour le

International

Elle a le sourire doux mais la détermination ferme. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 pour son opposition non violente à la junte birmane, a la lutte pour son pays dans les gènes, en digne fille du leader de la libération, le général Aung San, assassiné en 1947.

De retour en Birmanie après avoir vécu à l'étranger avec son mari britannique, Aung San Suu Kyi a participé à la création, en 1988, de la Ligue nationale pour la démocratie dont elle est devenue présidente. Symbole de l'aspiration de son peuple à la liberté, elle est arrêtée par le gouvernement qui lui propose alors la liberté à condition qu'elle quitte le pays, ce qu'elle refuse. Mieux, elle remporte les élections de 1990, mais la junte annule les résultats. "Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur, dit-elle. La peur de perdre le pouvoir corrompt ceux qui le détiennent." Agée de 62 ans, elle a passé douze des dix-huit dernières années de sa vie en prison ou en résidence surveillée.

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