International Et, pour une fois, Trump n'y est pour rien.

C'était une loi mise en place dans les derniers mois de la présidence de Barack Obama. Elle prévoit que le fichier reprenant les noms des personnes percevant une allocation en tant que personnes irresponsables ou handicapées mentales soit consulté avant l'achat d'une arme. Ce fichier était transmis des services sociaux, au FBI. Il en revenait alors à chaque armurier de consulter ce fichier pour vérifier le casier judiciaire du futur acheteur ainsi que son droit à acheter une arme. Cette loi s'appliquerait à 70.000 personnes.

Rappelons que selon le second amendement de la Constitution des Etats-Unis, tout citoyen a le droit de porter des armes. Il faut donc une preuve pour lui retirer son droit (et donc son arme) et non une preuve lui autorisant à en avoir une. La logique est inversée en quelque sorte par rapport à chez nous où il faut, notamment une sorte de permis pour posséder une arme à feu.

Les Républicains sous pression des lobbys

Mais qu'est-il arrivé à ce texte de Barack Obama ? La Chambre des représentants des Etats-Unis (qui, avec le Sénat, compose le Congrès) a pu s'appuyer sur sa majorité républicaine pour faire voler en éclat ce texte. Il faut dire que depuis 1996, une loi autorise la Chambre des représentants à révoquer une réglementation administrative. Selon les républicains, cette loi était "discriminatoire" car elle écartait plus de 70.000 personnes d'un droit constitutionnel. Un représentant, Bob Goodlatte explique qu'"il n'existe aucune preuve que ceux qui reçoivent des allocations pour handicap de l'administration de la sécurité sociale représentent une menace à l'ordre public".

Derrière cette décision plane tout de même le très puissant (et très infiltré chez les Républicains) lobby NRA. Il s'agit du National Rifle Association qui, grâce à cette décision de la Chambre, retrouve 70.000 potentiels clients. Et quand on sait que 40% des ménages ont une arme à feu à la maison... Le Sénat, l'autre partie du Congrès américain a également validé cette décision. C'est maintenant au président de Trump de valider cette double décision et il n'y a pas beaucoup de suspense.

En Belgique, une loi similaire existe. Le site du SPF Justice précise entre autres ceci. "Vous devez présenter une attestation médicale de votre médecin généraliste ou d'un autre médecin. Cette attestation doit confirmer que vous êtes apte à manipuler une arme sans danger pour vous-même ou pour les autres. Un demandeur confronté à un problème d'alcoolisme, de dépression ou d'agressivité ne peut pas recevoir cette attestation. L’attestation doit dater de maximum 3 mois au moment de l'introduction de la demande."