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Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a donné lundi 72 heures aux autorités du Kurdistan autonome pour remettre le contrôle des aéroports au gouvernement central.

Il s'exprimait au lendemain d'un référendum d'indépendance, organisé par les autorités du Kurdistan en dépit des appels de répétés de Bagdad et de plusieurs pays à annuler ou repousser le scrutin. Les résultats officiels de la consultation n'ont pas encore été annoncés même si les experts prédisent une victoire massive du "oui".

"Le gouvernement a décidé d'interdire les vols internationaux depuis et vers le Kurdistan dans trois jours si les aéroports ne sont pas remis au gouvernement central", a dit le Premier ministre irakien lors d'une conférence de presse.

Deux aéroports fonctionnent au Kurdistan, dans les deux principales villes d'Erbil et de Souleimaniyeh. Outre la compagnie nationale irakienne, plusieurs compagnies internationales, notamment iraniennes, turque, jordanienne et allemande assurent des liaisons régulières.

M. Abadi a souligné une nouvelle fois qu'il était hors de question de négocier sur la base des résultats du référendum d'indépendance.

"Nous n'abandonnerons pas l'unité et la souveraineté de l'Irak car c'est un devoir national et une volonté constitutionnelle".

"Le gouvernement imposera son autorité conformément à la Constitution. Nous restons engagés dans les négociations, mais nous ne négocierons pas sur la base du référendum", a-t-il martelé.