International Le plus vieux djihadiste belge a été enlevé, puis libéré, par une coalition proche d’Al Qaïda. Son sort est lié à celui d’Idlib.

Idlib, au nord de la Syrie, est le dernier grand bastion des rebelles syriens. Situé entre les zones gouvernementales et la frontière turque, la province est de plus en plus sous pression.

C’est aussi la région natale du plus vieux djihadiste venu de Belgique, Bassam Ayachi, 71 ans. Issu d’une famille sunnite de Syrie, l’ancien prédicateur de Molenbeek est retourné au pays pour y faire le djihad après la mort de son fils Abderahmane, tué en 2013 les armes à la main dans un affrontement avec l’armée syrienne.

En Belgique, Ayachi avait été le maître à penser de deux associations à Molenbeek - la Jeunesse bruxelloise sans frontière et le Centre islamique belge - qui prônaient un retour à un islam fondamentaliste radical, rejetaient le mode de vie occidental et militaient pour le remplacement des gouvernements "impies" par des institutions islamiques.