International Le milliardaire franco-israélien entretient une réputation sulfureuse et fascinante à la fois.

L’interpellation, lundi 14 août, du franco-israélien Beny Steinmetz par la police israélienne, a une nouvelle fois défrayé la chronique et provoqué la stupeur dans les milieux financiers de Tel Aviv. Cofondateur de Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), groupe international de sociétés minières, il est l’un des hommes les plus riches d’Israël. La soixantaine, l’allure athlétique et le teint hâlé, M. Steinmetz se tient généralement à distance des médias. Une grande discrétion qui s’explique sans doute par la nature des affaires qu’il brasse.

Six mois sans entendre parler de lui. Mais la semaine dernière, Beny Steinmetz a été interpellé par la police dans le cadre d’une enquête internationale, ainsi que Tal Silberstein, jusqu’alors conseiller du chancelier autrichien, Christian Kern. Les jours suivants, quatre autres suspects ont aussi été interrogés. Soupçonnés de blanchiment, de falsification de documents et d’usage de faux, de fraude, de corruption et encore d’obstruction à la justice, ils risquent gros. Beny Steinmetz en tête.

Ce dernier et M. Silberstein ont été libérés le 18 août, sous certaines conditions. Lors de sa comparution au tribunal correctionnel, M. Steinmetz s’est défendu de toute malversation et a dénoncé une procédure digne des régimes "totalitaires". D’une manière qui rappelait celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lui-même soupçonné de corruption dans au moins deux enquêtes, il a déclaré que "les enquêteurs ne trouveront rien parce qu’il n’y a rien".

De multiples agences à ses trousses

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