International Invité dans l'émission RTL Soir, le philosophe Bernard-Henri Lévy a jugé "excessives" les critiques dont est la cible Emmanuel Macron, à la suite de son discours devant les évêques.

Mardi, le président de la République a prononcé un discours devant la Conférence des évêques de France (CEF). Il y a notamment salué "les liens indestructibles entre la nation et le catholicisme", dont la France est ressortie, à ses yeux, "fortifiée". 

Il a également loué "l’engagement" des chrétiens dans la société, en particulier au service des plus faibles. Une opération séduction qui, au-delà des évêques, visait les catholiques de France dans leur ensemble. Malheureusement pour lui, ses propos n'ont pas été goûtés par tous. Certains s'interrogent même: "Les propos du président ont-ils trahi la loi française de séparation de l’Eglise et de l’Etat ?"

Pour Bernard-Henri Lévy, il n'en est rien et ceux qui égratignent le président "ne comprennent pas ce qu'est la laïcité. Ce n'est pas la guerre aux curés, aux imams ou encore aux rabbins. C'est d'abord d'assurer l'égalité entre toutes les religions et ensuite de faire en sorte qu'aucune des religions n'ait son mot à dire sur les lois."

Le philosophe en profite pour lancer une pique à l'attention de Jean-Luc Mélenchon, qui s'est indigné en affirmant que "la religion n'a rien à faire dans l'espace public". "Il ne comprend rien". 

BHL estime que le président français a "fait son boulot" en prenant en considération le fait que les catholiques "sont en train de devenir une minorité, et parfois une minorité persécutée [...] Il a simplement fait tout ce qu'il pouvait pour les réintégrer dans l'espace public".