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L'ex-président brésilien Lula a pu quitter le siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo (sud) samedi soir où il était retranché et s'est rendu à la police avant de commencer à purger une peine de plus de 12 ans de prison pour corruption, a annoncé TV Globo.

L'icône de la gauche brésilienne et favori de la présidentielle d'octobre a été amené dans un convoi de police, après avoir été d'abord empêché de partir en voiture par quelques dizaines de militants opposés à sa reddition, lors d'une scène cahotique.

Avant cela, l'ex-président brésilien Lula avait été empêché samedi de se rendre à la police par quelques dizaines de sympathisants lors de scènes chaotiques, quelques heures après avoir annoncé qu'il allait purger une lourde peine de prison, selon des journalistes de l'AFP à Sao Bernardo do Campo (sud).

Lula a pu sortir du siège du syndicat des métallurgistes et s'asseoir dans sa voiture, mais des sympathisants de gauche, visiblement opposés au départ de leur leader pour la ville de Curitiba (sud) et la cellule qui l'y attend, ont empêché le véhicule de démarrer.

Quelques dizaines de personnes ont poussé très fort, devant la voiture, les portes grillagées qui ont failli céder sous la pression et ont ainsi empêché leur ouverture, forçant Lula à retourner à l'intérieur des locaux du syndicat -- où il s'était retranché pendant deux jours -- serré de très près par les manifestants.

Peu auparavant, le leader de la gauche brésilienne, favori de l'élection présidentielle d'octobre, avait annoncé à ses partisans qu'il allait se livrer à la police et purger sa peine de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment -- tout en clamant son innocence.

Mais une partie de l'assistance de militants de gauche lui avait crié de ne pas se rendre, alors que Lula lui-même se dit victime d'une manipulation politique des "élites" de droite destinée à l'empêcher de se représenter à un troisième mandat en octobre.

Après son arrestation, Lula, 72 ans, devrait être conduit à 400 km de Sao Bernardo do Campo, à Curitiba, pour y être incarcéré temporairement.

Il a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de construction en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics, ce qu'il a toujours farouchement nié.