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Le gouvernement britannique a tenté mardi de minorer un rapport sur la situation économique du pays après sa sortie de l'Union européenne, qui avait fuité la veille. L'article de Buzzfeed, qui l'a révélé, est "une interprétation sélective d'une analyse préliminaire, c'est une tentative pour saper notre sortie de l'Union européenne", a balayé le secrétaire d'État au Brexit Steve Baker lors d'une séance de questions devant le Parlement.

Cette étude, effectuée pour le ministère britannique chargé du Brexit, évalue l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pour l'économie du pays, envisageant plusieurs scénarios.

Si le Royaume-Uni restait dans le marché unique européen, sa croissance serait au cours des 15 prochaines années inférieure de 2% à ce qu'elle est actuellement.

Dans le cas d'un accord global de libre échange avec l'UE, la croissance britannique sur cette période serait inférieure de 5%. Et si Londres et Bruxelles ne parvenaient pas à un accord et s'en tenaient aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la croissance britannique serait réduite de 8% sur la même période, affirme le rapport.

Cette étude "ne prévoit pas le résultat des négociations que nous préférons voir aboutir", qui est la "relation la plus ambitieuse possible avec l'UE", a déclaré Steve Baker.

"La Première ministre a indiqué qu'il s'agissait d'un travail initial non approuvé par les ministres", a aussi souligné mardi un porte-parole de Downing Street. "La Première ministre a clairement indiqué que nous ne cherchons pas un accord commercial comme celui du Canada ou de la Norvège, nous cherchons un accord sur-mesure qui nous confère un partenariat profond et spécial avec l'Union européenne", a ajouté ce porte-parole.

La révélation de ce rapport interne intervient alors que la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement britannique, a entamé mardi l'examen du projet de loi de retrait de l'UE, un texte crucial qui devrait donner lieu à des débats agités.