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La Commission européenne a rendu publique mardi une liste de mesures à prendre d'urgence si le scénario d'une absence d'accord sur un départ du Royaume-Uni de l'Union européenne devenait "probable". 

Le texte "expose un nombre limité d'actions d'urgence à mettre en œuvre s'il devenait probable que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne sans un accord", a expliqué le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans au cours d'un point presse à Strasbourg.

Cette préparation est nécessaire, a-t-il affirmé, même si la finalisation d'un accord reste "notre option privilégiée".

"Le retrait du Royaume-Uni va causer des perturbations, qu'il y ait un accord ou non, et nous sommes tous dans l'obligation" de causer "le moins de dommages possibles", a ajouté M. Timmermans.

A moins de cinq mois de la date prévue du Brexit, le 29 mars 2019, les négociations se heurtent toujours à la question irlandaise pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord. Or le temps presse puisque les échéances que s'étaient fixés les négociateurs pour se laisser le temps de ratifier un accord arrivent à leur terme.

L'exécutif européen propose par ailleurs de ne pas imposer de visas aux citoyens britanniques qui prévoient un court séjour dans l'Union, sous réserve de réciprocité pour les ressortissants européens qui voyagent au Royaume-Uni.

D'une manière générale, la Commission a identifié six domaines dans lesquels des mesures d'urgence seraient nécessaires en l'absence d'accord pour éviter l'arrêt soudain des échanges entre le continent et le Royaume-Uni: la résidence et les visas pour les citoyens, les services financiers, le transport aérien, les douanes et les règles sanitaires et phytosanitaires, le transfert de données personnelles, et la politique climatique.

Ces mesures ne devront être prises, de façon unilatérale, qu'en cas de nécessité et seront limitées, précise la Commission.