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La Commission européenne et le ministère britannique des Finances ont annoncé vendredi la mise sur pied d'un groupe de travail afin de parer aux éventuels soubresauts dans les services financiers autour du 30 mars 2019, date du Brexit.

L'exécutif européen et le Trésor ont demandé dans un communiqué commun à la Banque centrale européenne (BCE) et à la Banque d'Angleterre (BoE) de créer cette structure afin de "gérer le risque autour du 30 mars 2019 dans le domaine des services financiers".

Elle sera présidée par le président de la BCE Mario Draghi et le gouverneur de la BoE Mark Carney, et accueillera en tant qu'observateurs la Commission et le Trésor.

Ce groupe de travail dit "technique" est distinct des négociations en cours sur les conditions du divorce entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, dont le succès ou non va déterminer si la période de transition acceptée en principe pourra bien être mise en place pour la période allant de la date du Brexit à fin 2020.

Si cette transition était bien instaurée, l'importance de ce groupe de travail serait moindre, et Londres comme Bruxelles semblent surtout vouloir s'assurer d'une surveillance accrue au cas où leurs négociations échoueraient - ce qui entraînerait un départ abrupt et sans transition du Royaume-Uni fin mars 2019.

La mise en place de ce groupe de travail n'a aucun rapport, non plus, avec les discussions préliminaires distinctes conduites entre Bruxelles et Londres sur ce à quoi pourraient ressembler les relations britannico-européennes après le Brexit.

Pour le lobby financier britannique The CityUK, cette initiative est "un développement positif et pragmatique".

"Cela montre que les autorités des deux côtés sont décidées à fournir davantage de certitude et faire en sorte que le Brexit soit doux et ordonné", note Miles Celic, le directeur général de The CityUK.