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La Première ministre britannique Theresa May a reconnu vendredi qu'"aucun de nous n'aura exactement ce qu'il veut" dans les négociations sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Dans un discours prononcé à Londres pour définir sa vision de la future relation commerciale avec l'UE elle a aussi affirmé que son pays n'accepterait ni le modèle canadien, ni le modèle norvégien de relation avec l'UE. Elle a néanmoins assuré vouloir d'un accord commercial avec les Européens.

La Première ministre a également promis qu'il n'y aurait pas de frontière dure ("hard border") entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, misant sur la technologie pour permettre de restreindre la liberté de circulation des citoyens sans rétablir une frontière physique. Elle n'a cependant pas élaboré plus avant sur la mise en oeuvre concrète de ce système.

Mme May a dit espérer une "relation sans frictions" avec l'Union européenne. Pour cette raison, les Britanniques veilleront à garder des standards régulatoires aussi élevés que possible, et examineront comment rester dans certaines agences européennes, notamment celles dédiées aux produits chimiques, aux médicaments ou à l'industrie aérospatiale, a indiqué la Première ministre.

Barnier salue la "clarté" du discours de Theresa May

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, Michel Barnier, a salué vendredi la "clarté" apportée selon lui par le discours de la Première ministre britannique Theresa May sur les souhaits du Royaume-Uni concernant leur relation future.

"Je salue le discours de Theresa May", a réagi M. Barnier sur Twitter, peu après la prise de parole de la dirigeante britannique. "La clarté au sujet du Royaume-Uni quittant le marché unique et l'union douanière, ainsi que la reconnaissance de compromis éclaireront les lignes directrices" de négociation préparées de leur côté par les 27, a-t-il ajouté.