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L'ONU veut envoyer au Burundi des experts indépendants pour aider les autorités à enquêter sur des charniers présumés découverts dans le pays, selon un haut responsable de l'ONU mercredi.

Le mois dernier, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme avait réclamé une enquête sur "l'existence possible d'au moins neuf charniers" à Bujumbura et dans ses environs, y compris un dans un camp militaire.

Selon des témoins, les fosses communes contiendraient au moins 100 corps, tous tués à la suite d'attaques lancées le 11 décembre contre trois camps militaires.

Le secrétaire général adjoint chargé des droits de l'homme Ivan Simonovic a indiqué à des journalistes qu'un procureur burundais avait ouvert une enquête sur ces charniers et que l'ONU avait proposé son aide.

"Il faut que quelqu'un ouvre ces fosses, nous aimerions être présents quand cela se fera et nous proposons de fournir des experts en médecine légale", a-t-il expliqué.

Le gouvernement, qui a rejeté les accusations de l'ONU concernant ces charniers, n'a pas répondu pour l'instant à cette proposition.

Des experts de l'ONU examinent actuellement des images prises par satellite des sites des charniers présumés et l'ONU demande au gouvernement burundais d'enquêter rapidement.

Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise au Burundi, qui a poussé 230.000 personnes à l'exil.