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Démentis, accusations de faux, productions de contre-preuves… la vague de fake news russe a réussi à semer le doute sur la réalité de l’attaque chimique du régime syrien à Douma le 7 avril. Des déclarations officielles et pseudo-révélations relayées en plusieurs langues par la chaîne Russia Today (RT) ou l’agence Sputnik. Et reprises par des sites français, relayés par des internautes, pour inonder les réseaux et ressortir en tête en cas de recherche sur Google. Récit d’une campagne de désinformation massive.

8 avril

«Des accusations américaines» basées sur des «faux»

Le contre-feu est déclenché dès le lendemain de l’alerte sur une attaque chimique à Douma, où l’offensive du régime soutenu par les ­forces russes traîne face aux derniers rebelles syriens de Jaich al-Islam. Les premiers arguments sur lesquels il repose seront déclinés et enrichis jour après jour. «Nous démentons fermement cette information», déclare le ­général Iouri ­Evtouchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie. Russia Today France relaie celui qui constitue la principale source russe sur le terrain : «La Russie a affirmé que le gouvernement syrien n’avait pas employé d’armes chimiques dans le cadre de son opération militaire contre les rebelles islamistes à Douma, dans la Ghouta orientale, contrairement à ce que soupçonnent les Etats-Unis.» Lesquels ­appuieraient leurs accusations sur les «dires d’organisations ­controversées», selon les médias russes, qui ­citent les Casques blancs (secouristes syriens) et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des sources d’information pourtant citées régulièrement par les agences de presse internationales. Il s’agit d’une «campagne de désinformation qui profite aux terroristes», ­résume le ministère russe des Affaires étrangères.

9 avril

«Aucune trace d’armes chimiques à Douma»

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