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Le leader indépendantiste Carles Puigdemont a adressé jeudi une lettre aux partisans d'une république catalane depuis la prison allemande de Neumünster, où il est actuellement incarcéré. Il y appelle à investir le candidat de son groupe parlementaire Jordi Sanchez à la tête du gouvernement régional.

Dans sa missive, l'ex-président démis par Madrid plaide pour tenter à nouveau d'investir président Jordi Sanchez. Or, le dirigeant de la puissante association indépendantiste ANC (Assemblée nationale catalane) se trouve lui-même derrière les barreaux puisqu'il est également poursuivi par la justice espagnole après la tentative avortée de proclamer l'indépendance de la région le 27 octobre dernier.

Carles Puigdemont souligne dans son message la nécessité de "profiter juridiquement et politiquement" de cette option "pour défendre (leur) cause au niveau politique". En même temps qu'était publiée cette lettre, Jordi Turull, du même parti que M. Puigdemont, renonçait à sa propre candidature à la présidence et Jordi Sanchez se disait prêt à reprendre le flambeau, selon le quotidien espagnol La Vanguardia. Le groupe politique du leader sécessionniste "Ensemble pour la Catalogne" a, par conséquent, proposé officiellement le nom de Jordi Sanchez à la présidence de la région.

Ce dernier avait déjà été porté candidat pour cette fonction il y a un mois, mais la justice espagnole avait alors refusé de le libérer, rendant son investiture impossible. Les indépendantistes espèrent ainsi, semble-t-il, donner plus de poids à la plainte déposée par Carles Puigdemont auprès du Comité des droits de l'homme de l'ONU afin de faire reconnaître la violation de ses droits par l'Espagne.