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L'ancien président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, a confirmé mercredi son retour en Belgique, prévu ce samedi à Waterloo, comme déjà annoncé précédemment. Lors d'une conférence de presse à Berlin, il a défendu son projet d'une Catalogne indépendante, auquel il continuera d'oeuvrer depuis la Belgique. Carles Puigdemont a profité de sa conférence de presse pour défendre son projet d'une Catalogne indépendante, alors que la crise sévit depuis le mois d'octobre et l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de cette région espagnole, suivie d'une (vaine) déclaration d'indépendance, jugée illégale.

Pour le président déchu, la solution à la crise catalane est forcément européenne et dépasse la simple politique intérieure espagnole. C'est pourquoi il a décidé de revenir en Belgique, à proximité des institutions européennes.

Il retourne ce samedi dans sa résidence à Waterloo. Depuis la Belgique, il continuera à travailler pour une Catalogne indépendante, a-t-il expliqué, insistant sur la "volonté du peuple" catalan qui doit être respectée. "Je ne sais pas si je devrais attendre 20 ans avant de retourner en Espagne mais je sais que je ne devrais pas attendre 20 ans pour revenir en Catalogne", a-t-il glissé.

"Le mouvement indépendantiste catalan est profondément pro-européen", a-t-il argué. Pour lui, une Catalogne indépendante pourrait tout à fait intégrer l'Union européenne. "Il ne serait pas cohérent de dire que des états moyens et petits comme la Catalogne, qui fait la taille du Danemark, n'aient pas d'avenir... alors qu'on essaie d'intégrer d'autres pays de taille semblable", s'est-il exclamé. "Une Europe de 30 nations (...) est bonne quand elle intègre de nouveaux états mais cela ne vaut pas pour une nation déjà intégrée à l'UE? "

La semaine dernière, le mandat d'arrêt international visant Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants catalans a été retiré par le juge espagnol en charge de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne, Pablo Llarena. Celui-ci a justifié sa décision par l'arrêt rendu par un tribunal allemand, acceptant de livrer Carles Puigdemont à l'Espagne mais uniquement pour des faits de détournement de biens publics, pas pour rébellion.

Carles Puigdemont avait été interpellé en Allemagne le 25 mars, alors qu'il rentrait en Belgique d'un voyage en Finlande.