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Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy est "entièrement d'accord" avec les déclarations de son homologue belge Charles Michel concernant la question catalane. "Nous devons respecter l'État de droit et donc l'indépendance des juges belges et espagnols", a commenté M. Rajoy sur le réseau social Twitter. 

Le Premier ministre Charles Michel s'est exprimé mercredi en commission de l'Intérieur de la Chambre, où un débat d'actualité sur la crise en Catalogne avait lieu. Selon lui, la justice doit faire son travail et le gouvernement belge n'a pas à se prononcer sur le mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne à l'encontre du président catalan destitué, Carles Puigdemont, et quatre de ses anciens ministres. Le Premier ministre belge a réitéré son appel au dialogue pour résoudre la crise en Catalogne. (Plus d'infos ici)

Mariano Rajoy s'est dit "entièrement d'accord" avec M. Michel, qui est son "unique interlocuteur en Belgique".


Rajoy compte sur les élections du 21 décembre pour "ouvrir une nouvelle étape politique"

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy se dit "en faveur du dialogue" et est "convaincu que les élections du 21 décembre ouvriront une étape de cohabitation, d'amélioration économique et de respect des lois", a-t-il déclaré mercredi devant le Congrès des députés. Mariano Rajoy espère que le scrutin du 21 décembre ouvrira une nouvelle étape politique, "où les règles du jeu seront respectées et qui permettra de stimuler le pays économiquement". Il s'est exprimé mercredi devant les députés espagnols pour défendre l'application de l'article 155 de la Constitution face aux critiques des indépendantistes catalans. Cet article a été utilisé pour "rétablir la légalité et rendre la parole aux citoyens par des élections", a ajouté le dirigeant. Il rappelle également que les lois doivent être respectées par tous, y compris par les hommes et femmes politiques.

"Le gouvernement continuera de protéger les institutions encadrant l'autonomie, ainsi que les droits et libertés de tous les Catalans", poursuit M. Rajoy. Il espère une "participation massive" des électeurs le 21 décembre prochain en Catalogne pour contrer le référendum du 1er octobre.

L'utilisation de l'article 155, qui permet a l'État espagnol de mettre sous tutelle une région qui ne respecterait pas les limites de son autonomie, est contestée par l'ex-Govern et les militants indépendantistes catalans, qui la jugent anti-démocratique.