Ce n'est qu'un au revoir, Mr Farage ?
On connaît le goût de la provocation propre à l'eurodéputé britannique Nigel Farage, chef de file du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP). C'est lui qui avait notamment qualifié la Belgique de "non-pays" et attribué à Herman van Rompuy, alors président du Conseil européen, "le charisme d'un torchon humide".
- Publié le 08-06-2016 à 18h51
- Mis à jour le 08-06-2016 à 18h52

On connaît le goût de la provocation propre à l'eurodéputé britannique Nigel Farage, chef de file du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP). C'est lui qui avait notamment qualifié la Belgique de "non-pays" et attribué à Herman van Rompuy, alors président du Conseil européen, "le charisme d'un torchon humide".
En cette dernière plénière strasbourgeoise d'avant référendum britannique, on l'attendait au tournant… Allait-il rester discret ? Pas le genre de la maison… C'est lors du débat sur le plan d'investissement de la Commission européenne qu'il est sorti du bois, assassinant le plan "grandiloquent", l'Europe "autoritariste" et "espérant que le 23 juin – jour du référendum – ne serait pas uniquement le jour de l'indépendance du Royaume-Uni mais marquerait définitivement "le terme" du projet communautaire. "J'espère que c'est la dernière fois que prends ici la parole au nom de mon pays, a-t-il conclu narquois. Je m'en vais maintenant… Pour un moment sans doute." Et de joindre le geste à la parole, quittant l'hémicycle dans une morne.
