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On connaît le goût de la provocation propre à l’eurodéputé britannique Nigel Farage, chef de file du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP). C’est lui qui avait notamment qualifié la Belgique de « non-pays » et attribué à Herman van Rompuy, alors président du Conseil européen, "le charisme d’un torchon humide".

En cette dernière plénière strasbourgeoise d’avant référendum britannique, on l’attendait au tournant… Allait-il rester discret ? Pas le genre de la maison… C’est lors du débat sur le plan d’investissement de la Commission européenne qu’il est sorti du bois, assassinant le plan « grandiloquent », l’Europe « autoritariste » et « espérant que le 23 juin – jour du référendum – ne serait pas uniquement le jour de l’indépendance du Royaume-Uni mais marquerait définitivement « le terme » du projet communautaire. « J’espère que c’est la dernière fois que prends ici la parole au nom de mon pays, a-t-il conclu narquois. Je m’en vais maintenant… Pour un moment sans doute. » Et de joindre le geste à la parole, quittant l’hémicycle dans une morne.