International

La formation politique du président français Emmanuel Macron, La République en Marche (LRM), ne supporte plus de voir le petit parti Genève en Marche s'afficher sur les bords du lac Léman: elle lui donne jusqu'au 10 avril pour changer de nom.

Le fondateur de cette formation créée en septembre, le député Eric Stauffer, farouche opposant aux "frontaliers", ces Français qui viennent travailler côté suisse, n'entend pas céder à cet ultimatum.

"Que les Français se mêlent de leur pays qui est séparé du nôtre par une frontière et qui a suffisamment de problèmes à traiter", a-t-il déclaré au quotidien La Tribune de Genève, en rappelant que "le département du Léman n'existe plus depuis 200 ans".

Mais LRM prend l'affaire très au sérieux, surtout que les affiches électorales fleurissent à Genève en prévision des élections cantonales du 15 avril.

Un cabinet d'avocats genevois, mandaté par le parti au pouvoir en France, a écrit au député pour lui demander de cesser "tout usage du signe En Marche", sous peine de saisie des tribunaux, selon La Tribune.

La lettre rappelle que LRM compte 2.100 adhérents en Suisse et que 180.000 citoyens français y vivent, sans compter les travailleurs frontaliers. "Il y a manifestement un risque de confusion" pour le public entre LRM et "Genève en Marche" dont les idéaux "sont diamétralement opposés", soulignent les avocats.

Dans une réaction au quotidien genevois, M. Stauffer a déclaré voir dans cette démarche "la haine des Français du bord de la frontière contre Genève".

Mais ses ennuis ne s'arrêtent pas là.

Le Groupement des entreprises multinationales (GEM) a également porté plainte contre le petit parti pour usurpation de sigle. La procédure serait en suspens, selon le député.