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Des manifestations se sont tenues dans plusieurs villes suisses ce dimanche. Une réaction à l'agression de cinq femmes à Genève qui fait scandale dans le pays.

La tension est montée d'un cran en Suisse. 500 personnes rassemblées à Lausanne. Entre 150 et 200 manifestants à Berne et Zurich. 100 autres à Bâle. Tous ce sont mobilisés sous le slogan "Toutes pour une" à l'initiative des jeunesses socialistes (JS). Une façon de dénoncer un climat social défavorable aux femmes qui a mené à l'agression de cinq filles à Genève mercredi dernier.


Réactions des partis politiques

Au même moment, le parti socialiste suisse a publié un communiqué de presse dans lequel il appelle à une réaction législative. "Nous vivons dans un pays où, toutes les trois semaines, une femme meurt de violence physique. Nous vivons une véritable épidémie de violence à l’égard des femmes. Des mesures sont urgemment nécessaires ! Ce silence doit cesser", affirme la parlementaire Géraldine Savary.

Le parti démocrate-chrétien (PDC) a tenu à réagir pour condamner les événements de Genève. Sur le plateau de la télévision publique suisse RTS, la députée PDC Anne-Marie von Arx-Vernon a déclaré vouloir renforcer la législation concernant les droits des femmes. "Clairement, il faut une loi contre le sexisme en Suisse. Les femmes doivent pouvoir s’habiller comme elles l’entendent et se sentir en sécurité n’importe où et à n’importe quelle heure. L’Etat doit garantir cette liberté", a-t-elle revendiqué. 

Le parti écologiste a lui aussi manifesté sur Twitter son soutien aux jeunes femmes agressées.

"De la violence gratuite"

Les faits ont eu lieu mercredi dernier à l'aube. En sortant d'une boîte de nuit, une jeune femme aurait été insultée puis brutalisée par des hommes âgés d'environ 20 ans. Quatre autres femmes ont ensuite voulu lui venir en aide avant d'être elles aussi tabassées. Deux femmes sont grièvement blessées et une est dans le coma.

Une fille qui se trouvait là avec des amis raconte la scène dans "Le Matin". "Tout s'est déroulé en 15 minutes. Ils ont dû taper tellement fort pour qu'elles soient dans cet état ! Les articles qui parlent de bagarre se trompent. Ça, c'était de la violence purement gratuite, des garçons contre des filles qui n'avaient rien fait. C'était hyper choquant."

Une procédure pénale est en cours et pour l'instant, les coupables courent toujours. Le lendemain de l'agression, une première manifestation avait réuni près de 200 personnes dans les rues de Genève. Les panneaux brandis proclament "Violence contre une, violence contre toutes !". En novembre dernier, une dizaine de villes suisses s'étaient sont déjà mobilisées pour dénoncer les violences sexistes.