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Le président américain Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. "Je n'aimais pas voir des familles être séparées", a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature du décret, après avoir annoncé dans la matinée, dans un spectaculaire retournement, qu'il allait mettre fin à cette pratique qui lui a valu de très nombreuses critiques.

L'administration américaine est sous le feu des critiques, tant au niveau national qu'international, alors que plus de 2.300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines.

"Nous voulons que les familles restent ensemble. C'est très important", a affirmé M. Trump lors d'une rencontre avec des élus républicains à la Maison Blanche.

"Je vais signer un décret dans un petit moment", a-t-il poursuivi, sans autres précisions sur le contenu exact de ce texte.

Le président et son équipe répètent depuis plusieurs jours qu'ils ne font qu'appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations très critiquées, aux Etats-Unis mais aussi à travers le monde.

Un peu plus tôt mercredi, le chef des républicains à la Chambre des représentants Paul Ryan avait annoncé qu'il soumettrait au vote jeudi une loi mettant un terme aux séparations de familles de migrants franchissant illégalement la frontière et "résolvant" le statut des jeunes arrivés sans papiers aux Etats-Unis.

Les USA, le premier pays de demande d'asile dans l'OCDE

Les Etats-Unis sont redevenus en 2017 le premier pays de demandes d'asile dans l'OCDE, a annoncé l'organisation mercredi, le jour où le président américain a finalement promis un texte pour éviter la séparation des familles de migrants, à l'origine d'un déluge de critiques.

Les demandes d'asile ont augmenté de 26% aux Etats-Unis l'an dernier, à 330.000 au total, affirme dans un rapport l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces demandeurs sont à 40% des Salvadoriens, Vénézueliens et Guatemaltèques, donc des profils très différents de ce que connaît l'Europe (Syriens, Afghans et Irakiens notamment), où la crise migratoire déchire actuellement les pays membres, souligne l'OCDE.

L'Allemagne, qui recevait le plus de demandes d'asile depuis 2013, a enregistré une chute de 73% des demandes d'asile par rapport au record de 2016, à 198.000 au total. Viennent ensuite l'Italie (127.000 demandes), la Turquie (124.000) et la France (91.000).

Au total, la quarantaine de pays développés formant l'OCDE ont reçu 1,23 million de demandes en 2017, une "baisse sensible" par rapport à l'année précédente (1,64 million), selon l'organisation, qui précise qu'il faut ajouter à ces chiffres les 550.000 Syriens installés en Turquie sans avoir à demander l'asile.

"Nous nous éloignons du pic de la crise des réfugiés" où le défi était l'aide d'urgence, pour entrer dans une "phase complexe" où l'intégration est la priorité, affirme dans son introduction Stefano Scarpetta, directeur des affaires sociales à l'OCDE.