International Le musée de la Stasi témoigne de l’utilisation abusive des données. Une farce grotesque !" La première fois que Gilbert Furian a lu son dossier dans les archives de la Stasi, la sécurité d’Etat de la RDA, il a éclaté d’un grand rire. "Chaque micro-détail de ma journée était observé : réveillé à 6h30, levé à 7h15 et ainsi de suite. C’était juste ridicule", raconte-t-il en montrant les papiers jaunis qui composent son dossier : 40 cm d’épaisseur, presque trente ans de sa vie sous surveillance entre ses 16 ans et la chute du mur en 1989.