International

"Nous condamnons cette déclaration" du président américain Donald Trump annonçant une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem, a indiqué jeudi à la Chambre le premier ministre Charles Michel. Le chef du gouvernement belge a plaidé en faveur d'un renforcement de la diplomatie européenne au Proche-Orient. Pressé par nombre de parlementaires, il a fait connaître son intention d'évoquer sur le terrain diplomatique la résolution du parlement belge appelant à la reconnaissance d'un Etat palestinien, estimant qu'une reconnaissance formelle ne pourrait avoir lieu que dans un cadre européen.

L'opposition a noté l'évolution de la réaction de la Belgique à cette annonce du président Trump qui avait été qualifiée de "regrettable" par le ministre des Affaires Didier Reynders. Si elle a salué cette évolution, elle a regretté un manque d'ambitions dans les actes, soulignant notamment la possibilité pour la Belgique d'oeuvrer, sur le plan bilatéral, à la reconnaissance d'un Etat palestinien.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) avait déclaré avoir reçu la nouvelle avec "beaucoup d'amertume, car nous avions envoyé beaucoup de signaux pour faire comprendre que ce n'était pas une bonne solution". La diplomatie belge craint que cette démarche embrase la région.

Les Affaires étrangères ont légèrement adapté leur avis de voyage pour Israël où il est conseillé aux Belges présents à Jérusalem de se tenir à l'écart des manifestations qui ont été convoquées.