International La Bulgarie prend la présidence de l’Union européenne le 1er janvier. Le pays est le pire élève de l’UE en termes de liberté de la presse. Les médias subissent des pressions politiques et financières.

Pression politique, précarité, agressions, menaces,… Cela fait des années que la liberté de la presse bat de l’aile en Bulgarie, le pire élève de l’Union européenne en la matière. A l’heure où le pays prendra la présidence tournante du Conseil de l’UE ce 1er janvier, nombre de journalistes et d’organisations citoyennes, ignorés ou réduits au silence par l’Etat bulgare, se tournent vers Bruxelles pour tirer la sonnette d’alarme face à une situation qui se dégrade.

"Une propagande sans foi ni loi"

Dans son classement annuel de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) range aujourd’hui Sofia à la 109e place, aux côtés - voire derrière - de certains pays en voie de développement. "La corruption et la collusion entre médias, politiques et oligarques sont extrêmement courantes", souligne l’organisation. Et cette dérive a un visage : Delyan Peevski.

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Le printemps bulgare

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