International "Même en Belgique, je suis menacé par la police chinoise. À 10 000 km de là ! Notre système de sécurité est si fort qu’il peut se projeter partout.” Erkin – appelons-le comme cela – est ouïghour, originaire du Xinjiang, région autonome turcophone dans l’ouest de la Chine. Réfugié en Belgique, il a trouvé un travail en Flandre et parle le néerlandais. Mais “où que tu sois dans le monde, jusqu’à ta mort, tu ne trouveras jamais la tranquillité” : tel est l’avertissement qu’“on” a voulu lui faire passer.

La Libre a recueilli les témoignages de réfugiés, étudiants, Belges naturalisés. Ils expliquent la manière dont la police chinoise resserre l’étau sur eux.