International Deux nouveaux instruments pourraient soutenir les investissements et les réformes.

La réforme de l’Union économique et monétaire (UEM), c’est maintenant ou dans un avenir lointain et incertain, voire jamais. Tel est le message porté par nombre d’Etats membres et par la Commission européenne, depuis que l’orage de la crise de la dette s’est éloigné et que les économies nationales reprennent du poil de la bête. Pourtant, si l’on se fie aux projets de l’exécutif européen après 2020 détaillés ce jeudi, l’approfondissement de l’UEM ne serait pas pour tout de suite, même s’ils constituent de tout petits pas dans la bonne direction.

Dans sa proposition pour le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, la Commission a dû ménager les positions parfois peu conciliables des Etats membres - notamment de la France et de l’Allemagne - sur cette question sensible, au point de ne proposer qu’un petit dénominateur commun : deux instruments qui ne sont pas (encore) dotés des moyens de leurs ambitions. Mais qui témoignent d’une tentative de changer de philosophie. "Au lieu d’utiliser le bâton (les punitions), on veut utiliser la carotte (les incitatifs financiers, les aides)" pour pousser les Etats membres vers la convergence économique, observe Grégory Claeys, économiste au think tank Bruegel.

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