International

Des employés du CICR qui paient des prostituées "sont incompatibles avec les valeurs et la mission de l'organisation". Le directeur général a dit vendredi que plus de 20 personnes avaient quitté l'institution en 3 ans pour cette raison ou un mauvais comportement. Parmi eux, 21 ont été renvoyés ou ont démissionné pendant des investigations internes, a précisé Yves Daccord. Deux autres, suspectés de "mauvais comportements sexuels", n'ont pas vu leur contrat renouvelé.

"Cette attitude constitue une traîtrise pour les personnes et les communautés" pour lesquelles le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est actif, affirme M. Daccord. "Nous aurions dû être plus vigilants pour empêcher cela", ajoute-t-il. Il appelle à un "changement de culture" pour l'organisation.

Le CICR totalise plus de 17.000 employés dans le monde. Il va oeuvrer pour faire remonter des incidents qui devraient être signalés ou pour mieux prendre en compte ceux qui l'ont été sans action adaptée.

Tout le personnel est contractuellement lié par le code de conduite qui interdit depuis 2006 le paiement de prestations sexuelles. Un bureau de conformité mondial a été lancé il y a quelques mois pour surveiller et renforcer l'application du code de conduite. Le personnel peut également se tourner vers un réseau de médiateurs mondial.