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Un porte-parole du Pentagone a affirmé que la défense américaine ne mène pas de frappes en Syrie. Dans un premier temps il avait refusé de confirmer les informations relatives à une frappe aérienne américaine visant une base aérienne syrienne dans le centre du pays en proie à la guerre. Des missiles ont été tirés contre des bâtiments militaires syriens non loin de Homs, a rapporté l'organe de presse public syrien SANA, faisant plusieurs morts et blessés, selon les premiers signalements de source militaire. L'organe officiel syrien a indiqué en outre qu'"une attaque américaine est soupçonnée". De son côté, l'armée française n'a pas bombardé la base du régime syrien T-4 entre Homs et Palmyre tôt lundi, a déclaré l'état-major français.

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Le représentant du Pentagone a indiqué être au courant de rapports à ce sujet mais a déclaré dans un premier temps: "nous n'avons rien à confirmer". Ultérieurement, le Pentagone a confirmé, "qu'en ce moment, le département de la Défense ne mène pas de frappes aériennes en Syrie". Le porte-parole a ajouté que la défense américaine continuait "à observer de près la situation et nous soutenons les efforts diplomatiques visant à faire rendre des comptes à ceux qui utilisent des armes chimique en Syrie et ailleurs".

Dimanche, le président américain Donald Trump a affirmé qu'il y aurait "un prix fort à payer" en réponse aux informations relatives à l'utilisation de gaz dans une attaque du gouvernement syrien contre des rebelles, tuant une centaine de civils.

En avril l'an dernier, le président américain avait intimé des frappes aériennes similaires contre des bâtiments du gouvernement syrien à la suite d'une attaque contre la ville rebelle de Khan Sheikhoun, où 80 personnes avaient été tuées.

Macron "condamne les attaques chimiques" et se coordonne avec Trump

Le président français Emmanuel Macron, qui s'est entretenu au téléphone avec son homologue américain Donald Trump dimanche soir, a "condamné avec la plus grande fermeté les attaques chimiques le 7 avril contre la population de Douma dans la Ghouta orientale", a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Les deux dirigeants "ont échangé leurs informations et leurs analyses confirmant l'utilisation d'armes chimiques" et "décidé de coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de Sécurité des Nations unies qui doit se réunir ce lundi 9 avril à New York", ajoute la présidence française.