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La reprise en main de la Syrie par le président Bachar al-Assad présente des avantages pour Israël qui n'a pas l'intention de s'immiscer dans les affaires de ce pays voisin, a affirmé jeudi le ministre de la Défense Avigdor Lieberman. "En Syrie, de notre point de vue, la situation revient à celle qui prévalait avant la guerre civile (en 2011), à savoir qu'il y a clairement à qui s'adresser, il y a quelqu'un qui est responsable et il y a un pouvoir central", a affirmé M. Lieberman lors d'une visite des installations de défense anti-aérienne dans le nord d'Israël.

Plus de sept ans après le début du conflit, les forces de Bachar al-Assad ont réussi à reprendre aux rebelles et aux djihadistes des régions entières, contrôlant désormais près de deux tiers du territoire, y compris la plupart des villes principales. Damas a bénéficié du soutien de la Russie, de l'Iran et du mouvement libanais Hezbollah.

La guerre en Syrie qui a fait plus de 350.000 morts a débuté après la répression sanglante par le régime de manifestations pacifiques demandant des réformes démocratiques.

"Nous ne nous immisçons pas et n'intervenons pas dans les affaires intérieures de la Syrie à condition que soient respectés trois points qui sont importants pour nous", a affirmé le ministre israélien.

Il a mentionné notamment "le respect des accords de séparation de 1974" qui portent sur la création d'une zone tampon démilitarisée sur le plateau du Golan, dont une grande partie est occupée par Israël, une occupation considérée comme illégale par l'Onu et la Syrie.

Le ministre israélien a également estimé une nouvelle fois que "le territoire syrien ne doit pas être utilisé comme avant-poste iranien contre l'Etat d'Israël" et ne pas servir comme lieu de transit "des armes destinées au Hezbollah au Liban", un autre de ses ennemis.