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De violents combats opposent dimanche les forces du régime syrien à des rebelles dans le sud de la Ghouta orientale assiégée, cible depuis une semaine d'une opération militaire meurtrière du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les affrontements au sol dans la périphérie de la Ghouta ont tué 13 hommes des forces prorégime, ainsi que six combattants du groupe rebelle Jaich al-Islam, l'un des plus importants du secteur, selon l'OSDH.

Ils interviennent malgré une résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU, réclamant "sans délai" une trêve de trente jours dans toute la Syrie.

"De violents combats se déroulent dans le secteur d'Al-Marj, qui est une ligne de front", a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Ces affrontements sont les plus violents depuis le début du mois", a-t-il souligné.

Mohamed Allouche, un responsable de Jaich al-Islam, a fait état sur son compte Twitter de "tentatives d'assauts" du régime auxquelles les rebelles "résistent".

Le régime avait lancé le 18 février une campagne aérienne d'une rare intensité. Plus de 500 civils ont été tués en sept jours de raids. Selon l'OSDH et un média pro-étatique, ces raids préludent à une offensive terrestre pour reconquérir cette enclave rebelle d'une centaine de kilomètres carrés.


Les deux principaux groupes rebelles de la Ghouta d'accord pour une trêve

Les principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, cible d'une campagne de bombardements meurtrière du régime syrien, se sont engagés à respecter le cessez-le-feu humanitaire réclamé par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.

Dans un communiqué, le groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam s'est engagé "à protéger les convois humanitaires qui vont entrer dans la Ghouta" orientale, en "se réservant un droit de réponse immédiate à toute violation commise" par les forces du régime.

Dans un communiqué séparé, un autre groupe rebelle islamiste, Faylaq al-Rahmane, s'est également engagé à "respecter le cessez-le-feu" et à "faciliter l'entrée de toutes les aides de l'Onu dans la Ghouta orientale", en soulignant son "droit de légitime défense et de réponse à toute agression".