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Deux Palestiniens ont succombé à leurs blessures après avoir été atteints par des tirs de soldats israéliens dans le cadre du mouvement de protestation le long de la frontière, a annoncé lundi le ministère de la Santé dans la bande de Gaza. Les victimes étaient âgées de 16 et 20 ans.

Ces décès portent à 40 le nombre de Palestiniens tués par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, du mouvement de protestation appelé la "Marche du retour", selon un décompte de l'AFP à partir des informations fournies par les autorités sanitaires gazaouies.

Des centaines de Palestiniens ont été blessés, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.

Des milliers de Palestiniens manifestent depuis quatre vendredi consécutifs. Certains lancent des pierres ou des pneus enflammés vers les soldats israéliens qui ripostent à balles réelles.

L'utilisation de balles réelles par les soldats israéliens au cours des manifestations a fait l'objet de critiques d'organisations de défense des droits de l'Homme et suscité des demandes d'enquêtes indépendantes de la part de l'Onu et de l'UE.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars auprès de la frontière, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948.

Il s'agit aussi de dénoncer le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël pour contenir le mouvement islamiste Hamas qui dirige le territoire et auquel il a livré trois guerres depuis 2008.

L'armée dit n'ouvrir le feu que lorsque c'est nécessaire, pour protéger ses soldats ou la barrière de sécurité. Aucun blessé n'a été signalé dans ses rangs.