International

Un commentaire de Marie-France Cros.

Le démocratique Botswana, conscience morale de l’Afrique, a jeté un pavé dans la mare lundi : la communauté internationale doit faire "plus pression" sur Kinshasa pour que le président hors mandat Joseph Kabila cède le pouvoir, conformément à la Constitution.

Occupés par d’autres dossiers, les Occidentaux renâclent à s’occuper sérieusement du Congo, préférant croire à la promesse d’élections régulières en 2018. Joseph Kabila a pourtant multiplié les signes qu’il n’en serait rien : il a fait reporter à plusieurs reprises la date des scrutins sous divers prétextes; la commission électorale qui lui est acquise a déjà suggéré que les troubles en Ituri pourraient obliger à postposer les élections; il a modifié la loi électorale afin d’assurer la victoire à son parti au cas où des scrutins se tiendraient;

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